Archives mensuelles: juillet 2015

Rosa Luxemburg. Assemblée nationale ou gouvernement des conseils ?

DOSSIER : Rosa Luxemburg et la Révolution


 Assemblée nationale ou gouvernement des conseils ? (Rosa Luxemburg)

Rosa Luxemburg, « Die Rote Fahne », 17 décembre 1918.

C’est en ces termes qu’est formulé le deuxième point de l’ordre du jour du Congrès des conseils d’ouvriers et de soldats, et c’est en effet la question cardinale de la révolution dans le moment présent. Ou l’Assemblée Nationale, ou tout le pouvoir aux conseils d’ouvriers et de soldats ; ou le renoncement au socialisme, ou la lutte de classes la plus rigoureuse contre la bourgeoisie, avec le plein armement du prolétariat : tel est le dilemme.

II y a un plan idyllique, qui prétend réaliser le socialisme par la voie parlementaire, par la simple décision d’une majorité. Ce rêve rose ne tient même pas compte de l’expérience historique de la révolution bourgeoise ; sans parler du caractère spécifique de la révolution prolétarienne.

Comment les choses se sont-elles passées en Angleterre? C’est là qu’est le berceau du parlementarisme bourgeois, c’est là qu’il s’est développé le plus tôt, avec le plus de force. Lorsqu’en 1649 l’heure de la première révolution bourgeoise moderne sonna en Angleterre, le parlement anglais avait déjà derrière lui une histoire plus que trois fois centenaire. C’est pourquoi le parlement devint, dès le premier moment de la révolution, son centre, son rempart, son quartier général. Le fameux « Long Parlement » a vu sortir de son sein toutes les phases de la révolution anglaise. Depuis les premières escarmouches entre l’opposition et la puissance royale, jusqu’au procès et à l’exécution de Charles Stuart, ce parlement fut, entre les mains de la bourgeoisie ascendante, un instrument insurpassable, parfaitement adapté.

Et qu’advint-il ? Ce même parlement dut créer une « armée parlementaire spéciale, que des généraux choisis dans son sein conduisirent au combat, pour y mettre en déroute complète, au cours d’une guerre civile longue, âpre et sanglante, le féodalisme, l’armée des « cavaliers » fidèles au roi. Ce ne fut pas dans les débats de l’Abbaye de Westminster, qui était pourtant alors le centre spirituel de la révolution, mais sur les champs de bataille de Marstonmoor et de Naseby, ce ne fut point par les brillants discours prononcés au parlement, mais par la cavalerie paysanne, par les « Côtes-de-Fer » de Cromwell que se décida le sort de la révolution anglaise. Et son développement conduisit du parlement, au travers de la guerre civile, à l’ « épuration ” par la force, à deux reprises, de ce même parlement, et, finalement, à la dictature de Cromwell.

Et en France ? C’est là qu’est née l’idée de l’Assemblée Nationale. Ce fut, dans l’histoire mondiale, une géniale inspiration de l’instinct de classe, lorsque Mirabeau et les autres déclarèrent en 1789 : « Les Trois Etats, jusqu’à maintenant toujours séparés, la Noblesse, le Clergé et le Tiers-Etat, doivent dorénavant siéger en commun en tant qu’Assemblée Nationale.» Cette assemblée devint en effet d’emblée, par la réunion des états, un instrument de la bourgeoisie dans la lutte des classes. Avec l’appui de fortes minorités des deux états supérieurs, le Tiers-Etat, c’est-à-dire la bourgeoisie révolutionnaire, disposait immédiatement dans l’assemblée nationale d’une majorité compacte.

Et qu’advint-il, encore une fois ? La Vendée, l’émigration, la trahison des généraux, la constitution civile du clergé, le soulèvement de 50 départements, les guerres de coalition de l’Europe féodale, et, finalement, comme seul moyen d’assurer la victoire finale de la révolution : la dictature, et avec elle le règne de la terreur. Voilà donc ce que valait la majorité parlementaire pour la défense des révolutions bourgeoises. Et pourtant, qu’était l’opposition entre la bourgeoisie et le féodalisme, auprès de l’abîme géant qui s’est ouvert aujourd’hui entre le travail et le capital ! Qu’était la conscience de classe des combattants des deux camps qui s’affrontaient en 1649 ou 1789, comparée à la haine mortelle, inextinguible qui flambe aujourd’hui entre le prolétariat et la classe des capitalistes !

Ce n’est pas en vain que Karl Marx a éclairé de sa lanterne scientifique les ressorts les plus cachés du mécanisme économique et politique de la société bourgeoise. Ce n’est pas en vain qu’il a fait apparaître, de façon éclatante, tout son comportement, jusqu’aux formes les plus sublimes du sentiment et de la pensée, comme une émanation de ce fait fondamental qu’elle tire sa vie, comme un vampire, du sang du prolétariat.

Ce n’est pas en vain qu’Auguste Bebel, en conclusion de son célèbre discours du congrès du parti de Dresde, s’est écrié: « Je suis et je reste l’ennemi mortel de la société bourgeoise !

C’est le dernier grand combat, dont l’enjeu est le maintien ou l’abolition de l’exploitation, c’est un tournant de l’histoire de l’humanité, un combat dans lequel il ne peut y avoir ni échappatoire, ni compromis, ni pitié.

Et ce combat, qui, par l’ampleur de ses tâches, dépasse tout ce que l’on a connu, devrait mener à bien ce qu’aucune lutte de classes, aucune révolution n’a jamais mené à bien : dissoudre la lutte mortelle entre deux mondes en un doux murmure de luttes oratoires au parlement et de décisions prises à la majorité !

Le parlementarisme a été, pour le prolétariat, une arène de la lutte de classes, tant qu’a duré le train-train quotidien de la société bourgeoise : il était la tribune d’où les masses, rassemblées autour du drapeau du socialisme, pouvaient être éduquées pour le combat.

Aujourd’hui, nous sommes au milieu de la révolution prolétarienne, et il s’agit aujourd’hui de porter la hache sur l’arbre del’exploitation capitaliste elle-même. Le parlementarisme bourgeois, comme la domination de classe de la bourgeoisie, dont il est l’objectif politique essentiel, est déchu de son droit à l’existence. C’est maintenant la lutte de classes sous sa forme la plus dépouillée, la plus nue, qui entre en scène. Le capital et le travail n’ont plus rien à se dire, ils n’ont plus maintenant qu’à s’empoigner dans un corps à corps sans merci pour que le combat décide lequel sera jeté à terre.

La parole de Lassalle vaut aujourd’hui plus que jamais : l’action révolutionnaire consiste toujours à exprimer ce qui est. Et ce qui est s’appelle : ici est le travail — ici le capital ! Pas d’hypocrite négociation à l’amiable, là où il y va de la vie et de la mort, pas de victoire de la communauté, là où il s’agit d’être d’un côté ou de l’autre de la barricade. C’est clairement, ouvertement, honnêtement, et avec toute la force que confèrent la clarté et l’honnêteté, que le prolétariat doit, en tant que classe constituée, rassembler dans ses mains la puissance politique tout entière.

« Egalité des droits politiques, démocratie ! », nous scandèrent pendant des décades les prophètes grands et petits de la domination de classe bourgeoise.

« Egalité des droits politiques, démocratie ! », leur scandent aujourd’hui, comme un écho, les hommes à tout faire de la bourgeoisie, les Scheidemann.

Oui, ce mot d’ordre doit maintenant devenir une réalité, car l’ « égalité politique ” s’incarne au moment où l’exploitation économique est radicalement anéantie. Et la « démocratie“, la domination du peuple commence lorsque le peuple travailleur s’empare du pouvoir politique. II s’agit d’exercer sur les mots d’ordre mésusés par les classes bourgeoises pendant un siècle et demi la critique pratique de l’action historique. II s’agit de faire, pour la première fois, une vérité de la devise de la bourgeoisie française en 1789, « Liberté, Egalité, Fraternité ” — par la suppression de la domination de classe de la bourgeoisie. Et comme premier pas, voici le moment, devant le monde entier, et devant les siècles de l’histoire mondiale, d’inscrire hautement à l’ordre du jour: Ce qui jusqu’à présent se présentait comme égalité des droits et démocratie — le parlement, l’assemblée nationale, le droit de vote égal — était mensonge et tromperie ! Le pouvoir tout entier aux mains des masses travailleuses, comme une arme révolutionnaire pour l’extermination du capitalisme — cela seul est la véritable égalité des droits, cela seul est la véritable démocratie !

 

 Repris de sur communisme.wordpress.com (14 mai 2009) : Fin décembre 1918 était fondé par les internationalistes de la Ligue Spartakus, en particulier Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, le KPD, Parti Communiste d’Allemagne. Avec l’élaboration d’un programme, “Ce que veut la Ligue Spartakiste“, il s’agissait alors de répondre aux exigences de l’heure, celles d’une crise révolutionnaire où le prolétariat allemand voulait en finir avec le régime capitaliste qui avait causé les atrocités de la première guerre impérialiste. Ce texte de Rosa Luxemburg, “Assemblée nationale ou gouvernement des conseils ?” pose la question qui est celle de toute période révolutionnaire : quelle classe doit diriger ? Maintenir l’odieuse oppression de la classe au pouvoir ou briser sa domination ? En 1918, au vu des charniers de la première guerre mondiale, Rosa Luxemburg écrivait “avancée vers le socialisme ou retombée dans la barbarie”. La défaite de la révolution allemande et finalement de la révolution mondiale commencée en Russie, ont donné raison à la phrase prophétique de Rosa Luxemburg. Face à la crise de 1929, le capitalisme n’a réussit à maintenir son système que grâce aux horreurs du nazisme et de la deuxième guerre mondiale. A l’heure où commence la pire crise économique depuis 1929, il est du devoir de celles et ceux qui veulent changer le monde, non pas d’inventer un “socialisme du 21ème siècle”, mais d’étudier les textes fondamentaux du marxisme. En posant le problème “Assemblée nationale ou gouvernement des conseils ?”, c’est bien la question permanente de toute classe opprimée qui est posée… Continuer à subir la dictature de la classe dirigeante, la bourgeoisie, ou briser son appareil d’Etat.

 

Article originel : comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

18 Juil 2015

La révolution russe – Lettre de Rosa Luxemburg à Luise Kautsky le 15 avril 1917. « Ne comprends-tu donc pas que c’est notre propre cause qui l’emporte et triomphe là-bas »

Dossier: Rosa Luxemburg et la Révolution

Document 1 : une première réaction de Rosa Luxemburg à la Révolution russe.

 « Ne comprends-tu donc pas que c’est notre propre cause qui l’emporte et triomphe là-bas … Je sais ce qui te déprime, c’est que je ne sois pas en liberté, pour rassembler les étincelles qui jaillissent là-bas. … A tout instant, je suis à mon poste et, dès que la possibilité m’en sera offerte, je m’empresserai de taper de mes dix doigts sur la clavier du piano du monde, que cela fera un beau vacarme! »

Chère Loulou, Wronke, le 15 avril 1917

Ta courte lettre d’avant Pâques, m’a vivement inquiétée par son ton d’extrême abattement et je me suis promis sur-le-champ de te laver la tête une fois de plus. Dis-moi, comment peux-tu, telle une triste cigale,  continuer à chanter ta chanson si désolée, tandis que de Russie nous parviennent ce choeur, ces chants d’alouette si clairs? Ne comprends-tu donc pas que c’est notre propre cause qui l’emporte et triomphe là-bas, que c’est l’histoire mondiale en personne qui y livre ses combats et, ivre de joie, dans la Carmagnole? Quand notre cause, celle de tous, connaît un tel développement, ne devons-nous pas oublier toutes nos misères privées?

Je sais ce qui te déprime, c’est que je ne sois pas en liberté, pour rassembler les étincelles qui jaillissent  là-bas, pour aider et orienter les choses en Russie et ailleurs aussi. Pour sûr, ce serait beau et tu peux imaginer quels fourmillements je ressens dans tous les membres et comment chaque nouvelle de Russie me traverse comme une décharge électrique jusqu’au bout des doigts. Mais de ne pouvoir participer à ces mouvements ne me rend pourtant nullement triste et il ne me vient pas à l’idée en gémissant sur ce que je ne puis changer, de gâcher la joie que j’éprouve à voir ce qui se passe.

Vois-tu, l’histoire des dernières années précisément et, en remontant dans le passé à partir de celle-ci, toute l’histoire m’ont appris qu’on ne doit pas surestimer l’action de l’individu. Au fond, ce qui agit et force la décision, ce sont les grandes forces invisibles, les forces plutoniennes des profondeurs et, finalement tout se met en place, pour ainsi dire de « soi-même ». N’interprète pas mal ce que je te dis! Ce faisant, je ne prône pas je ne sais quel optimisme fataliste et commode, destiné à masquer sa propre impuissance, et que je déteste chez Monsieur ton époux précisément. Non, non! A tout instant, je suis à mon poste et, dès que la possibilité m’en sera offerte, je m’empresserai de taper de mes dix doigts sur la clavier du piano du monde, que cela fera un beau vacarme! Mais comme, non par ma faute, mais par contrainte externe, j’ai été mise en congé d’histoire mondiale, je ris un bon coup, je suis heureuse quand cela marche même sans moi, et je crois dur comme fer que tout cela se passera bien. L’histoire sait toujours mieux que quiconque comment s’en sortir, alors qu’elle paraît s’être engagée dans une impasse sans le moindre espoir d’issue (…)

Et à présent tâche un peu d’être gaie, tu m’entends? Ne récrimine pas contre le temps gris, étudie plutôt la beauté et la diversité toute particulière d’un ciel gris.

Je t’embrasse de tout cœur.

Cette lettre est largement répandue et traduite. Cette version est publiée dans la revue Commune, N°18, mai 2000 (Prairial an 208)

Illustration : Soviet de Petrograd


Repères chronologiques sur le site du collectif smolny et qui permettent de mieux situer cette lettre dans son contexte historique. Il faut tenir compte du fait que Rosa Luxemburg est alors emprisonnée et qu’elle ne dispose certainement pas de toutes les informations, mais qu’elle connaît vraisemblablement les bouleversements politiques et les mouvements populaires de février-mars.

Janvier

-9 janvier : Grève de 50 000 ouvriers et manifestation à Petrograd en commémoration du Dimanche rouge de 1905.

Février

-22 février : Lockout aux usines Poutilov.

-23 février : Journée internationale des femmes et grande manifestation à Petrograd contre les difficultés d’approvisionnement. Les « Cinq Glorieuses » débutent spontanément.

-25 février : Grève générale à Petrograd.

-26 février : Heurts violents entre manifestants et armée.

-27 février : Mutinerie à Petrograd. Mise en place d’un double pouvoir : le Comité provisoire de la Douma et, le Soviet des députés ouvriers de Petrograd.

Mars

-1° mars : Par son Prikaz (“ordre”) n°1, le Soviet de Petrograd invite les soldats à élire des comités dans chaque unité, ce qui va dissoudre la discipline dans l’armée. Les grandes places de Petrograd se transforment en lieux de meeting permanent ; des centaines de soviets, des milliers de comités d’usine et de quartier, de paysans, de cosaques, de « ménagères », de milices … fleurissent en quelques semaines ; plus de 150 quotidiens ou hebdomadaires accompagnent cette « libération de la parole ».

-2 mars : Formation d’un gouvernement provisoire libéral, présidé par le prince Lvov ; abdication de Nicolas II.

-6 mars : Publication du programme du gouvernement provisoire : amnistie, convocation d’une Assemblée constituante élue au suffrage universel, poursuite de la guerre.

Avril

-3 avril : Arrivée de Lénine à Petrograd.

-4 avril : Lénine expose aux bolcheviks ses “Thèses d’avril”.

-20-21 avril : “Journées d’avril” : vives réactions du Soviet à la note Milioukov (confirmant aux Alliés l’engagement de la Russie dans la guerre) ; manifestations et violents heurts dans les rues de Petrograd entre manifestants et contre-manifestants.

Article originel: La révolution russe – Lettre de Rosa Luxemburg à Luise Kautsky comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

 

Ta R.

18 Juil 2015

La bataillon féminin « Rosa Luxemburg » durant la lutte contre le franquisme … en miniatures

Etonnant, non …  mais souvenir du nom donné, dans une de nos principales luttes, à une unité de l’armée républicaine espagnole. Alors, nous faisons une petite place à cet article  sur le blog.

Posted by despertaferro on 11 Jul 2015, 17:00 This amazing and rare unit is going to reinforce my SCW Republican Army. They are mostly metal figures from the Catalan manufacturer Minairons; resin vehicles also from Minarons and a few plastic figures from BUM to bulk up numbers. These wonderful figures represent one of the female battalions that fight against Franco’s fascists during the Spanish Civil War. The vehicles are a Ford AA ambulance and a couple of “Autoametralladora Bilbao”. This Spanish manufactured armored vehicle was intended just for police use before the war break up. Once the fight begun, they were pressed into military service with very little success, being his armor too thin to protect the crew from anything but small arms fire.Like most part of the military units of the Republican Army, this battalion has taken his name from some important revolutionary character of the beginning of the XX century. With Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg was a communist leader that died in Berlin in 1919 murdered by Freicorps members during the repression of the Spartacist Revolution. I hope you like them!

 

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17 Juil 2015

Du 4 août 1914 en Allemagne au 14 juillet 2015 grec – la logique funeste du réformisme. En contre-point à Rosa Luxemburg

Quand un article fait écho aux réflexions et à l’action de Rosa Luxemburg, nous aimons à le reprendre. C’est le cas de cet article venu de Grèce et qui montre la logique du réformisme que Rosa Luxemburg a combattue inlassablement, intellectuellement et politiquement. Rosa Luxemburg, qui sera assassinée par ces forces, comme toute la révolution spartakiste, et auparavant comme les millions de morts de la boucherie de 14/18 issue du ralliement de  la social-démocratie en Allemagne mais aussi dans tous les pays :  cette faillite de l’Internationale que décrit Rosa Luxemburg dans la brochure de Junius.


Journées funestes – du 4 août 1914 allemand au 14 juillet 2015 grec

14 juillet par Yorgos Mitralias, Athènes, le 13 juillet 2015. A lire sur http://cadtm.org/Journees-funestes-du-4-Aout-1914

 

Le funeste lundi 13 juillet 2015 peut revendiquer un seul précédent. Le 4 août tout aussi funeste du parti Social-démocrate allemand au parlement de Berlin, qui a sonné le début de la tragédie du XXe siècle. Une tragédie dont les conséquences se font sentir encore aujourd’hui…

Et pourtant, aujourd’hui comme alors, tout ce gâchis avait été précédé par des dizaines, voire des centaines de serments de fidélité aux valeurs du socialisme, au Non inébranlable que les socialistes allaient adresser aux chantages de la droite, du capital et des bourgeois. « Plus jamais la guerre » ils promettaient alors. « Je ne deviendrai pas un nouveau Papadimos » nous disaient-ils hier.

Mais, hélas, nos bons bureaucrates ont cédé aux pressions : ils ont voté alors les crédits de guerre et ils ont consenti aujourd’hui à la transformation de la Grèce en colonie de la dette. Naturellement, tout en affirmant toujours « qu’ils ont évité le pire » et tout en promettant que très bientôt ils vont revenir au droit chemin.

Évidemment, nous savons que la suite des événements a été tout autre. Non seulement ils ne sont pas revenus sur leurs pas… socialistes, mais ils se sont éloignés de plus en plus vite de leurs racines, pour arriver finalement à traverser le Rubicon de classe et se transformer en bons et loyaux gestionnaires du système capitaliste et de sa…barbarie.

Cependant, attention. La marche des bureaucrates vers leur total avilissement et la complète trahison de leurs aspirations juvéniles, a -et continue d’avoir- sa propre logique implacable. Pour atteindre son infamie actuelle, la social-démocratie a dû non seulement nettoyer de ses rangs les impénitents des « lignes rouges » de son passé, mais aussi à les exterminer ! En effet, c’était un leader et ministre à elle le Bluthund (chien ensanglanté) Noske qui a tiré au canon contre les quartiers ouvriers des villes allemandes, a noyé dans le sang la révolte du Spartakus Bund, a assassiné Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht et… a préparé le terrain pour l’apparition et le triomphe final du monstre national-socialiste.

Et maintenant ? Serait-il vrai que tout ça n’est que des vieilles histoires qui ne sont plus de mise à notre époque « postmoderne » ? Si on croit ce qui est en train de se passer depuis qu’a été signé l’infâme accord de Bruxelles, on n’oserait pas affirmer que l’histoire ne se répète pas. La tête de Zoé et de Lafazanis |1| n’est plus demandé par leurs seuls habituels ennemis de classe, mais aussi et surtout par leurs camarades d’hier. Et malheureusement ce sont ces derniers qui se distinguent par une haine féroce à l’instar des divers Noske qui remplissent l’histoire de la social-démocratie de ces 100 derniers ans…

Alors, attention puisque l’histoire ne se répète pas toujours comme farce mais aussi comme tragédie. Comme alors, peuvent aussi aujourd’hui se produire, et sont déjà produits, des choses que la veille paraissaient tout simplement impossibles et impensables. Des choses qui dépassent l’entendement humain, comme par exemple qu’il est possible que les camarades d’hier puissent faire front commun avec leurs ennemis de classe pour réprimer les « romantiques impénitents » qui persistent à dire que « l’âne ne vole pas » ! |2|
Et le pire est qu’on entrevoit déjà dans le gouvernement et dans Syriza plusieurs médiocrités bureaucratiques qui semblent poser déjà leur candidature pour devenir demain des clones du « Bluthund » Noske…

Nous savons que la plupart des gens de gauche de bonne foi ne peuvent ni expliquer ce qui se passe, ni digérer d’un jour à l’autre la « trahison » de leurs camarades. Leur confusion est justifiée et compréhensible. D’ailleurs, n’était-ce pas Lénine lui-même qui, plusieurs jours après le funeste 4 Août 1914, refusait de croire que son bon ami Kautsky et son parti avaient voté les crédits de guerre, et continuait à considérer des « faux » et produits de l’Etat Major Allemand les exemplaires du quotidien du SPD qui faisaient l’éloge de la participation des sociaux-démocrates à l’ « Union Sacrée » et à la première boucherie mondiale ?…

Cependant, aujourd’hui comme alors l’enjeu est tellement historique d’importance vitale qu’il nous oblige à sortir au plus vite de notre perplexité et de notre confusion actuelle. C’est-à-dire, avant qu’il ne soit trop tard non seulement pour les citoyens et gens de gauche grecs mais aussi pour les travailleurs et la Gauche dans l’Europe toute entière. Et cela parce que ce Syriza –souvent idéalisé- a été jusqu’à hier la référence et l’espoir des millions des gens dans notre vieux continent, et l’actuelle soumission sans conditions de sa direction menace d’avoir des conséquences catastrophiques et de longue durée bien au-delà des frontières grecques.

En d’autres termes, c’est maintenant l’heure des grandes décisions puisque ça urge pour chacun et chacune de nous – en Grèce et en Europe – de choisir qui abandonnera et qui accompagnera pour le reste de la route ! Oui, c’est sûr que ce choix n’est ni facile ni anodin surtout à un moment où la Gauche et les mouvements sociaux ne sont pas au sommet de leur forme. Pourtant, il nous est imposé par les terribles dangers de nos temps, par les nuages noirs de la menace néofasciste qui s’amoncellent au-dessus de l’Europe, par l’actuelle arrogance et l’insolence sans limites du capitalisme triomphant qui ne peut promettre que des grands malheurs à l’humanité.

Il y a un siècle, le début de la nécessaire reconstruction et recomposition avait eu comme point de départ un certain Zimmerwald. Quel pourrait être le Zimmerwald de nos temps si difficiles et dangereux ?

15 Juil 2015

Sur Gallica – La Neue Zeit (1892/1893 – 11ème année – 1er tome) – Un journal majeur dans l’œuvre de Rosa Luxemburg

La Neue Zeit a joué un rôle essentiel pour Rosa Luxemburg dès les premières années de son action politique. Ce document peut être consulté sur le site Gallica et permet de visualiser quel était alors ce journal que Rosa Luxemburg contacte pour expliquer ses positions sur la Pologne et ensuite pour ses premiers grands articles en Allemagne.

Cette onzième année commence par un éditorial sur les dix années d’existence du journal et regroupe des articles des principaux collaborateurs du journal :

Titre : Die Neue Zeit (Stuttgart)

Titre : Die Neue Zeit : Revue des geistigen und öffentlichen Lebens

Auteur : Sozialdemokratische Partei Deutschlands

Éditeur : J. H. W. Dietz (Stuttgart)

Éditeur : Paul Singer (Stuttgart)

Date d’édition : 1883-1923

Contributeur : Kautsky, Karl (1854-1938). Directeur de publication

Contributeur : Cunow, Heinrich (1862-1936). Directeur de publication

Contributeur : Bebel, August (1840-1913). Collaborateur

Contributeur : Mehring, Franz (1846-1919). Collaborateur

Contributeur : Luxemburg, Rosa (1871-1919). Collaborateur

Type : texte,publication en série imprimée

Langue : Allemand

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/cb328230485/date

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Z-343

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328230485

Description : Périodicité : Mensuel (1883-1889) ; hebdomadaire (1890-1923)

Description : Etat de collection : 1892-1893

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 15/10/2007

Rechercher dans ce périodique

f1.highres

14 Juil 2015

Rosa Luxemburg à Franz Mehring, le 27 février 1916

Südende, le 27 février 1916

Très cher ami!

Permettez-moi de répéter ici les quelques mots par lesquels j’ai essayé de vous dire de vive voix pourquoi votre personne et votre activité nous sont particulièrement chères, et le resteront à tout jamais. Cela fait des décennies que vous êtes, chez nous, à votre poste ; un poste que personne d’autre que vous ne saurait tenir. Vous êtes le représentant de la véritable culture dans tout son éclat et toute sa splendeur. Si, selon Marx et Engels, le prolétariat allemand est l’héritier historique de la philosophie classique allemande, vous êtes l’exécuteur testamentaire de cet héritage. Vous avez sauvegardé ce qui restait du précieux trésor de ce qui fut la culture de la bourgeoisie et l’avez, du camp de la bourgeoisie, apporté au nôtre, celui des déshérités.

Par vos livres comme par vos articles vous avez noué entre le prolétariat allemand et, non seulement la philosophie classique allemande, mais aussi la poésie classique, des liens infrangibles, non seulement à Kant et Hegel, mais aussi à Lessing, Schiller et Goethe. Par chaque ligne tracée par votre plume magnifique vous apprenez au prolétariat que le socialisme n’est pas une question de gros sous [Messer-und-Gabel-Frage, littéralement, des questions de couteau et de fourchette, des questions alimentaires, NdT] mais un mouvement culturel, une grande, une haute vision du monde. Et depuis plus d’une génération vous vous êtes donné pour tâche de défendre cet héritage, de monter la garde sur lui.

Certes, depuis la terrible catastrophe de la Guerre mondiale, les héritiers de la philosophie classique ont aujourd’hui l’air de misérables mendiants rongés par la vermine.  Mais les lois d’airain de la dialectique historique, que vous avez su, jour après jour, si magistralement expliquer au prolétariat, impliquent que les mendiants, les gueux, d’aujourd’hui se redresseront et deviendront demain des combattants rudes et fiers. Et si tôt que l’esprit du socialisme retrouvera sa place dans les rangs des prolétaires allemands, leur premier geste sera de se saisir de vos écrits, fruits du travail de toute une vie, écrits dont la valeur est impérissable et dont jaillit toujours le souffle d’une noble et puissante conception du monde.

Aujourd’hui, alors que les intellectuels d’origine bourgeoise nous trahissent et abandonnent en masse pour retourner à la mangeoire des puissants, nous pouvons les regarder s’en aller avec un sourire méprisant : Allez-vous-en ! Nous avons ravi à la bourgeoisie allemande le meilleur de ce qui lui restait en fait d’esprit, de talent et de caractère : Franz Mehring.

Cordialement vôtre à jamais
Rosa Luxemburg

Version Originale en allemand

Sehr verehrter Freund!

Sie müssen mir gestatten, hier nur die wenigen Worte zu wiederholen, in denen ich Ihnen mündlich zu sagen suchte, weshalb mir Ihre Persönlichkeit und Ihre Wirksamkeit besonders teuer sind und immer bleiben werden. Sie stehen bei uns seit Jahrzehnten auf einem eigenen Posten, den niemand außer Ihnen verwalten kann: Sie sind der Vertreter der echten geistigen Kultur in all ihrem Glanz und Schimmer. Wenn nach Marx und Engels das deutsche Proletariat der historische Erbe der klassischen deutschen Philosophie ist, so sind Sie der Vollstrecker dieses Vermächtnisses gewesen. Sie haben aus dem Lager der Bourgeoisie gerettet und zu uns, ins Lager der sozial Enterbten, gebracht, was noch an goldenen Schätzen der einstigen geistigen Kultur der Bourgeoisie übriggeblieben war. Durch Ihre Bücher wie durch Ihre Artikel haben Sie das deutsche Proletariat nicht bloß mit der klassischen deutschen Philosophie, sondern auch mit der klassischen Dichtung, nicht nur mit Kant und Hegel, sondern mit Lessing, Schiller und Goethe durch unzerreißbare Bande verknüpft. Sie lehrten unsere Arbeiter durch jede Zeile aus Ihrer wunderbaren Feder, daß der Sozialismus nicht eine Messer-und-Gabel-Frage, sondern eine Kulturbewegung, eine große und stolze Weltanschauung sei. Und diese zu verteidigen, auf ihrer Warte zu stehen ist seit mehr als einem Menschenalter Ihr Amt. Jetzt sehen freilich die Erben der klassischen Philosophie – seit dem furchtbaren Zusammenbruch im Weltkriege – wie elende Bettler aus, die von Ungeziefer gefressen werden. Aber die ehernen Gesetze der geschichtlichen Dialektik, die Sie so meisterhaft dem Proletariat tagaus, tagein zu erklären wußten, werden es mit sich bringen, daß sich die Bettler, die „Geusen“ von heute, wieder aufraffen und morgen zu stolzen und schroffen Kämpfern werden. Und sobald der Geist des Sozialismus in die Reihen des deutschen Proletariats wieder einzieht, wird seine erste Gebärde sein – nach Ihren Schriften. nach den Früchten Ihrer Lebensarbeit zu greifen, deren Wert unvergänglich ist und aus denen immer derselbe Odem einer edlen und starken Weltanschauung weht. Heute, wo uns Intelligenzen bürgerlicher Herkunft rudelweis verraten und verlassen, um zu den Fleischt0pfen der Herrschenden zurückzukehren, können wir ihnen mit verächtlichem Lächeln nachblicken: Geht nur! Wir haben der deutschen Bourgeoisie doch das Letzte und Beste weggenommen, was sie noch an Geist, Talent und Charakter hatte: Franz Mehring.Ich bleibe immer herzlich

Rosa Luxemburg, Socialisme et Culture. Publié le par promadmin Nous publions ci-dessous une lettre de Rosa Luxemburg à Franz Mehring en date du 27 février 1916. Cette lettre présente un grand intérêt pour la lutte révolutionnaire, tout particulièrement le passage sur la nature du combat du prolétariat. A notre connaissance elle n’a jamais été traduite en française. La traduction que nous proposons est de notre camarade Henry Nowak. http://www.promethee-1871.com/rosa-luxemburg-socialisme-et-culture/

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Quelques liens avec des articles parus sur comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

Franz Mehring. « Karl Marx. Histoire de sa vie »

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Une maison d’éditions (Bartillat) publie en poche la biographie de Marx de Franz Mehring. Franz Mehring est de ceux que l’on peut suivre du début à la fin de la correspondance de Rosa Luxemburg. Il y apparaît…

14/12/2009

Parution de L’histoire de la social-démocratie allemande de 1863 à 1911 de Franz Mehring

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com L’histoire de la social-démocratie allemande de 1863 à 1891 Auteur : Franz Mehring traduit de l’allemand par Dominique Petitjean et Monique Tesseyre Collection : Histoire 768 pages ISBN : 9782915727340 Date…

19/04/2013

Franz Mehring. Sur « comprendre-avec-rosa-luxemburg ».

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Juste un petit hommage de rosa luxemburg à franz mehring article – 04/06/08 – Juste un petit hommage de Rosa Luxemburg à franz mehring – (extrait d’une lettre à franz mehring Biographie de marx de franz mehring….

19/05/2013

Une de L’Internationale publié en 1915 par R. Luxemburg et Franz Mehring

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Ceci est la page de couverture du journal publié en avril 1915. On y voit le titre Die Internationale, revue mensuelle pour une pratique et théorie du marxisme. Il est indiqué qu’il est édité par Rosa Luxemburg…

14/06/2009

Franz Mehring – une image, un symbole

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Repris sur le site la bataille socialiste. Ce timbre à l’effigie de Franz Mehring est rare, car en dehors par exemple d’une série en France sur les femmes révolutionnaires où figurait Rosa Luxemburg, il est…

23/12/2009

Juste un petit hommage de Rosa Luxemburg à Franz Mehring

Pour consulter le blog : comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Rosa LUXEMBURG : (extrait d’une lettre à Franz Mehring, le 27 février 1916) sur le site culture.revolution.free.fr Vous avez sauvé du camp de la bourgeoisie et vous nous avez apporté…

04/06/2008

Projet Ducange – Franz Mehring

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com A consulter sur le site de l’Institut d’Histoire de la révolution française de Paris I Et sur le blog, les articles dans la catégorie « Ils l’ont accompagnée »: textes-de-franz-mehring-disponibles-en-allemand-sur-le-net-…

11/03/2011

Jaurès et Mehring – informations sur un article

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com A lire sur le site de l’Université de Paris I Projet Ducange (Franz Mehring) Franz Mehring, né en 1846, a d’abord été un farouche opposant au socialisme avant de rejoindre les rangs de la social-démocratie…

16/07/2010

Textes de Franz Mehring disponibles en allemand sur le net

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Marxists’ Internet Archive Deutschsprachiger Teil Franz Mehring 1846 – 1919 Zur Zeit sind folgende Texte in Deutsch verfügbar – entweder hier im Archiv oder über Links zu anderen Webseiten: 26. Okt 1892 Die…

14/01/2010

Un témoignage sur la captivité de Franz Mehring

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Il n’y a pas seulement Liebknecht qui ait attiré sur lui les foudres de l’autorité militaire, en 1915, 1916 et 1917. Je ne saurais oublier le spectacle pathétique de ce brave vieillard qui fut interné avec…

11/03/2011

Biographie de Marx de Franz Mehring. Les apports de Rosa Luxemburg et Clara Zetkin

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Je n’aurais pas eu cependant, la prétention de me croire mieux que d’autres à même d’embrasser toute l’étendue proprement colossale du savoir de Marx. Ne serait-ce, par exemple, que pour donner au lecteur,…

19/12/2009

Membres du groupe Die Internationale. Dès le soir du 4 août, Rosa Luxemburg réunit chez elle les opposants à la guerre …

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Sur le blog: 3. L’Internationale / Die Internationale – 1915 Note sur wikirouge Le Gruppe Internationale (en Allemand : Groupe International) rassemblait les opposants à la Première guerre mondiale dans le…

14/07/2014

Extrait de lettre de Rosa Luxemburg à Franz Mehring. « Ne pas céder un pouce de terrain »

Pour consulter le blog: comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Sur le site SMOLNY, dans la notice biographique consacrée à Mehring, on trouve cet extrait d’une lettre que Rosa Luxemburg adresse à celui dont elle se sentait si proche. C’est écrit…

16/07/2008

4 août 1914. Rosa Luxemburg réunit chez elle les opposants à la guerre …

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Pour une lecture plus sereine: http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr/ Gilbert Badia, Le Spartakisme. L’Arche, 1967 – Chapitre 1 – P 15 à 20. Au soir du 4 août … Le 4 août 1914, le parti social-démocrate…

12/08/2014

Gustavo II Adolfo de Suecia, según Franz Mehring

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Il existe trop peu de documents sur le net sur Franz Mehring. Pour nos visiteurs qui maîtrisent l’espagnol, nous souhaitons donc, donner accès à celui-ci. 1 de febrero de 2008 Cuando estudiaba Historia en la…

14/01/2010

Simple, précise, politique … utile. Une lecture de 13 textes de Rosa Luxemburg

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com « Nous croyons les mésanges charbonnières et moi au printemps à venir. » Les 13 textes ont été choisis par Françoise Beurrey et sont lus à plusieurs voix avec simplicité et conscience. A écouter réellement treize…

29/05/2014

4 août 1914. Temoignage de Eberlein »« Au sortir du travail, je me dépêchais d’aller chez la camarade Rosa (Luxemburg)… »

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Le futur dirigeant du Parti communiste allemand, Hugo Eberlein raconte ce mardi 4 août dans ses souvenirs : « Au sortir du travail, je me dépêchais d’aller chez la camarade Rosa (Luxemburg). Elle était couchée…

05/08/2014

« Ce mensuel doit son existence à la camarade Luxemburg » – Introduction à la revue Die Internationale

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Die Internationale Eine Monatsschrift für Praxis und Theorie des Marxismus (Mensuel pour une pratique et théorie du Marxisme) Avril 1915 – Paru le 15 avril 1915 – N° 1 Introduction Cette revue doit son existence…

14/07/2010

Rosa Luxemburg « Je défends le point de vue de la grève de masse »

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Lettre à Franz Mehring , Plauen, le 9 décembre 1911 Très honorable camarade, Je ne puis m’empêcher de vous envoyer une pensée au milieu de ma tournée de propagande, que j’accomplis entièrement dans l’esprit…

06/05/2009

Pourquoi la biographie de Marx par Mehring est-elle si précieuse?

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com A la fin de la préface rédigée par Franz Mehring en mars 1918 pour sa biographie de Marx, on trouve ces mots qui, à la fois, en donnent toute la philosophie et expliquent pourquoi cette biographie de Marx est…

15/12/2009

Une histoire de l’Internationale, revue de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht (1)

Pour consulter le blog: comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Une histoire de l’Internationale, journal publié en 1915 et qui aura un seul numéro (extrait de l’ouvrage de Badia) De Stuttgart, un membre de l’opposition, Crispien, avait envoyé le…

17/09/2008

Le journal Die Internationale dans la correspondance de Rosa Luxemburg.

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Ces extraits de lettres sont des annotations disséminées dans la correspondance. Ils s’ajoutent aux articles parus sur le blog et rassemblés dans l’un des dossiers du blog. (Voir page d’accueil). lIs donnent…

29/05/2010

« 3 août 1914, je marchai dans la nuit avec Rosa Luxemburg … La guerre était là et le prolétariat ne bougeait pas… »

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Le 3 août 1914, je marchai dans la nuit avec Rosa Luxemburg … La guerre était là et le prolétariat ne bougeait pas. « Le 3 août 1914, je marchai dans la nuit avec Rosa Luxemburg du bâtiment du journal Vorwärts,…

05/08/2014

Die Neue Zeit, un journal où Rosa Luxemburg écrit ….

Pour consulter le blog: comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com Les différence d’analyses n’empêchent pas de reprendre des articles informatifs, rares. Ainsi celui-ci sur la Neue Zeit. Parce que ce journal fut si important pour Rosa Luxemburg et…

16/05/2008

Décembre 1900 dans la correspondance de Rosa Luxemburg

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com La campagne électorale à Hambourg Ses liens avec F. Mehring Les thèmes sur lesquels elle intervient: politique mondiale, le socialisme en France, la question économique La correspondance peut nous permettre…

15/04/2011

12 Juil 2015